Une histoire de mauvaise régionalisation

Mise à jour du 29 avril 2011 : en février 2011, cet article a également été publié sur Console Syndrome, que je remercie.

Mise à jour du 20 décembre 2010 : ajout d’une ressource audio en fin d’article.

Préambule : cet article traitant pas mal de typographie, les lecteurs utilisant un vieux navigateur web (Internet Explorer antérieur à la version 8.0, Firefox antérieur à la version 3.0, etc.) auront probablement quelques difficultés à afficher correctement certains caractères et donc à comprendre certaines parties du texte.

J’aime beaucoup la langue française et j’attache une grande importance à son respect, particulièrement à l’écrit. Sans tomber dans l’élitisme – je n’en ai ni l’envie ni les capacités –, j’essaie d’être pointu, précis, de jongler avec les règles et leurs wagons d’exceptions, de ne pas tomber dans d’atroces lourdeurs et de donner de mon mieux pour être agréable à lire. Pour autant, ces efforts et cette vigilance ne m’empêchent ni d’être lourd ni de commettre des atrocités linguistiques. Ça n’a pas l’air comme ça mais cet article n’est pas consacré au français, même si l’ami Molière y est bel et bien présent. Le sujet auquel je me suis intéressé est la régionalisation des jeux vidéo, pour deux raisons : d’abord, c’est un sujet intéressant, et ensuite, je  suis souvent insatisfait du travail fait dans ce domaine alors que le premier jeu à avoir été traduit en français doit avoir autour des vingt ans d’âge (Kirbys Adventure sur NES, 1993).

Kirby's Adventure (NES)
Kirby’s Adventure (NES)

J’ai choisi de restreindre l’article à deux aspects : l’évolution de la régionalisation dans le jeu vidéo en premier lieu et de manière non exhaustive, et mes observations sur certains choix typographiques en second lieu.

Avant toute chose, n’utilisez plus le mot localisation pour parler de traduction, c’est un faux ami qui provient de l’anglais localization : on emploie le terme régionalisation pour décrire le procédé qui consiste à rendre un jeu confortablement accessible aux gens d’une région, principalement en traduisant les textes et voix du jeu, mais parfois aussi en commettant des sacrilèges ignobles comme des changements de titre, de musiques, de noms des personnages ou des lieux où se déroulent l’action… Lire la suite

L’expression à la con #4

« T’en es où avec ton M.M.O.R.P.G. ?
— Six mois que je n’y ai plus touché : je continue d’arrêter… »

Pour continuer d’arrêter, il faut recommencer continuellement. Ça marche aussi avec la cigarette : « je continue d’arrêter à bon rythme : déjà onze fois aujourd’hui ! »

Précédente expression à la con : « planer dans les airs ».